Comment déjouer les pièges de la construction ?

Devenir propriétaire de son logement est le premier rêve de chaque Français. La construction d’une maison est une alternative tentante à condition de faire très attention.

De plus en plus de Français souhaitent habiter dans une maison individuelle plutôt que de supporter les contraintes de la vie en copropriété.

Pour cela, la meilleure solution est encore de faire construire afin d’avoir un logement entièrement à son goût.

Aujourd’hui, les professionnels de la construction prennent en charge la plupart des démarches, du permis de construire à la souscription des assurances obligatoires.

Toutefois, il est important de tout vérifier, du choix du terrain jusqu’à la réception en passant par le suivi du chantier.

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Vérification du terrain

Choisir un terrain, c’est bien plus que de choisir un emplacement ou un environnement. Il faut être attentif à son orientation, à sa forme, à la pente, à l’accessibilité, à la qualité du sol, à la végétation présente et bien plus, encore.

Plusieurs de ces paramètres influencent d’une façon importante les caractéristiques de la future construction telles que l’implantation, l’architecture, la distribution des pièces, le type de fondation, la possibilité d’ouvrages en sous-sol…

Pour tous ces aspects techniques, il est bon de s’orienter vers un architecte ou encore un professionnel du bâtiment de sa connaissance, avant de se tourner vers la mairie. Celle-ci apporte des informations précieuses sur les raccordements aux équipements publics (assainissement, réseaux divers).

Il ne faut pas hésiter à demander également les documents d’urbanisme, les servitudes, les autorisations d’emprise temporaire sur le trottoir ainsi que les informations sur les risques naturels ou technologiques.

Une étude du sol : pour quoi faire ?

L’étude du sol permet de renseigner le professionnel sur la présence d’eau, la nature du terrain, la résistance du sol ainsi que toute information qui détermine la profondeur et le type de fondations (terre-plein ou vide sanitaire).

Pour un terrain de qualité moyenne, il faut parfois compter sur plusieurs sondages, car le sol n’est pas forcément homogène en profondeur et sa portance diffère selon les emplacements.

L’homme de l’art est le géotechnicien. Son rapport indique notamment les critères suivants :

  • Les qualités mécaniques du sol.
  • Les tassements prévisionnels.
  • Le niveau et le type des fondations.
  • Le dallage préconisé.
  • L’épaisseur de la terre végétale.
  • La profondeur hors gel.
  • Le ruissellement d’eau.
  • Le niveau et les variations saisonnières de la nappe phréatique.
  • La capacité d’absorption du sol.

Toutes ces indications sont essentielles, car la plupart des gros sinistres constatés partent des fondations.

Le choix du constructeur

Le choix du constructeur est une étape cruciale. Sur le point d’engager des sommes très importantes, la personne en quête d’une maison neuve se doit de réfléchir et de comparer les professionnels. Il est très courant, notamment, de demander à voir certaines de leurs réalisations sur place.

Ensuite, le constructeur doit de toute évidence posséder une adresse, des références, éventuellement des labels et fournir des attestations d’assurances, dont la décennale.

La réputation et le bouche-à-oreille sont aussi des indications utiles. Une relation de confiance doit s’installer, car c’est le professionnel qui chapeaute ensuite les travaux de A à Z, par l’intermédiaire de nombreux sous-traitants.

Le contrat de construction

Avant la signature du contrat de construction, le constructeur remet un devis descriptif contenant des plans et la description précise de la maison, pièce par pièce. C’est un moment important pour fixer le projet.

Y sont prévus la présence ou non de combles aménageables, d’un conduit de cheminée et le système de chauffage. Il faut vérifier l’isolation phonique intérieure et extérieure, les matériaux des cloisons et de la couverture, les types de fenêtres et de volets… et effectuer toutes les éventuelles modifications avant d’établir le contrat.

Le prix s’établit avant signature du contrat de construction, qui indique les différentes échéances. Normalement, le coût indiqué, sauf modification exceptionnelle, est un prix ferme et définitif.

Pour les petits budgets, priorité aux fondations et donc à la présence d’un vide sanitaire.

Apporter des modifications

Après la signature du contrat de construction, des modifications du projet initial peuvent se révéler nécessaires. Cependant, les modifications du contrat peuvent toujours être refusées par l’autre partie, le constructeur ou le maître d’ouvrage. En outre, avant la demande ou l’acceptation d’une modification, il convient d’en mesurer l’importance.

Quand il ne s’agit que de détails mineurs, un simple avenant au contrat suffit à prévoir les conditions financières et techniques de la réalisation des modifications.

En revanche, quand celles-ci conduisent à une véritable transformation du projet, il est impératif de faire un nouveau contrat.

Enfin, en plus de mesurer l’importance de la modification, il faut vérifier que la garantie de livraison à prix et délais convenus couvre bien les modifications apportées au projet initial.

Le chantier : à surveiller de près

Les travaux s’étendent sur près de 1 an. Pour vérifier leur bonne exécution, une visite régulière et attentive du chantier s’impose. Il est donc possible d’effectuer des visites périodiques organisées par le constructeur ou à l’improviste.

La première option permet de déceler les défauts le plus en amont possible et ainsi d’en faciliter les corrections, tandis que la seconde aide à voir comment est tenu le chantier et si les matériaux sont bien stockés.

Pour des raisons de sécurité, il est important d’effectuer les visites en compagnie du chef de chantier et de s’adresser à lui et rien qu’à lui en cas de remarques.

En fonction de la météo, les travaux peuvent prendre un petit retard. Inutile de « bousculer » l’équipe en place si le délai est raisonnable. Mieux vaut prévoir 1 à 2 mois entre la fin annoncée des travaux et la date effective d’installation.

Réception de chantier : une étape importante

La réception des travaux constitue une étape essentielle. En présence du constructeur, le propriétaire constate l’achèvement des travaux, leur bonne exécution et leur conformité à son contrat, en établissant un procès-verbal.

À cette étape, il est conseillé de se faire aider en faisant appel aux services d’un spécialiste. Contrôleur technique agréé, architecte de son entourage, ingénieur spécialisé… les soutiens possibles sont variés.

Le plus sûr moyen de ne rien oublier est d’inspecter le logement pièce par pièce et de manière méthodique, sans oublier l’extérieur, en se référant au devis descriptif et au contrat de construction (utiles en cas de contestation sur les travaux réalisés ou les équipements livrés).

Le particulier a la possibilité d’accepter ou d’émettre une réserve sur le résultat final de la construction. S’il émet des réserves, le professionnel doit les lever.

Si au contraire le résultat est tout à fait satisfaisant, la réception de fin de travaux est signée par les deux parties. Cette signature fixe les garanties données par le professionnel et l’assurance.

Enfin, avant de partir, les documents du chantier tels que les notices techniques ou encore les bons de garantie doivent être remis.

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