Dénoncer un bizutage dont votre enfant a été victime

A savoir : ancienne, mais malsaine tradition, le bizutage consiste à faire subir des brimades « amusantes » aux nouveaux arrivants dans un lycée, une grande école ou plus rarement une université. Sauf que les brimades n’ont rien de convivial ni d’amusant. Au fil des années, le bizutage est devenu le prétexte pour permettre à quelques meneurs d’exprimer leurs penchants les plus primaires. Les bizutés subissent des humiliations et souvent des violences gratuites. Parfois le bizutage est prétexte à des viols collectifs. Tous les ans des jeunes se retrouvent gravement blessés ou choqués à la suite d’un bizutage. Cette pratique est sanctionnée par la loi (articles L. 225-16-1 à L. 225-16-3 du Code pénal) qui prévoit pour les actes de bizutage une peine de six mois de prison et d’une amende de 7500 euros. L’emprisonnement peut atteindre un an lorsque le bizutage est pratiqué sur une personne particulièrement vulnérable.
En pratique : dès que vous avez connaissance d’un bizutage, n’hésitez pas à alerter le responsable de l’établissement, mais également le commissariat de police ainsi que le procureur de la République, même si votre enfant n’est pas concerné.

Objet : Bizutage dans votre établissement

Monsieur,

Je vous informe qu’un acte de bizutage a eu lieu dans votre établissement au cours de la période du __________. Des actes d’une rare violence ainsi que des humiliations et des atteintes sexuelles ont été exercés à l’égard des plus jeunes.

Le bizutage étant un délit réprimé par les articles L. 225-16-1 à L. 225-16-3 du Code pénal, il vous appartient de saisir les autorités compétentes afin que des poursuites soient diligentées contre les auteurs de ces actes.

Mon fils (ou ma fille) va de son côté déposer une plainte.

Je vous prie de croire, Monsieur, à l’expression de ma considération distinguée.

bizutage

Publicités

,

En mémoire de Spot