Comment se déroule une crise de migraine

Selon l’hypothèse neurovasculaire, des neurones du tronc cérébral sont activés. Cette activation déclenche une onde au niveau du cortex se propageant d’arrière vers l’avant (qui peut ainsi être responsable des symptômes visuels précédant parfois la crise de migraine).

illustration-crise-migraine

Le passage de cette onde appelée « dépression corticale » libère des substances qui font se dilater des vaisseaux des méninges, le signal de cette dilatation est reconduit vers le nerf trijumeau – d’un côté de la face – et de là le relais est pris par le système central où naît la conscience de la douleur.

Déroulement d’une crise de migraine

Tout d’abord surviennent les signes annonciateurs ou prodromes de type digestif ou nerveux qui peuvent durer d’une demi-heure à une demi-journée. Ils sont provoqués par un facteur déclenchant qui peut être hormonal, nerveux (stress) ou alimentaire (alcool). Il va alors y avoir une stimulation nerveuse des ganglions du tronc cérébral (à la base de la tête) qui va entraîner d’une part une « dépression corticale » – onde neurologique allant de l’arrière à l’avant du cerveau –, d’autre part une réaction vasculaire des vaisseaux des méninges à type « d’orage cérébral » – vasoconstriction suivie de vasodilatation des artères migraineuses – et enfin, stimulation du nerf trijumeau d’un côté de la face entraînant à la fois la sécrétion d’hormones inflammatoires – qui vont à leur tour accentuer la dilatation vasculaire – et la sensation de douleur transmise au cortex cérébral où la douleur devient souffrance.

Publicités

En mémoire de Spot