Questions sur les maux de tête

Les questions que se posent les personnes qui souffrent de maux de tête

Quelle est la signification des maux de tête au cours de la grossesse ?

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Des maux de tête peuvent survenir au cours de la grossesse en raison de tensions musculaires – au niveau de la colonne vertébrale, des trapèzes et des muscles lombaires – liées, surtout à partir du troisième mois, au port du fœtus. Ils n’ont aucun caractère de gravité, passent le plus souvent avec du repos ou la position allongée (le simple fait de prendre un bain tiède peut par exemple suffire à les faire passer ou diminuer de manière notable).

Comment traiter les céphalées au cours de la grossesse et de la période d’allaitement ?

Le traitement des céphalées au cours de la grossesse et de la période d’allaitement est délicat, car il faut respecter pendant la grossesse le fragile organisme qu’est le fœtus – et qui peut être « contaminé » par des médicaments pris par sa mère via un passage par le placenta, et être source alors de complications médico-obstétricales – et pendant l’allaitement le petit être qu’est le nouveau-né – les médicaments pris par la mère pouvant alors passer dans le lait maternel et l’intoxiquer. En conséquence, en cas de céphalées maternelles, il faut dans les deux cas n’utiliser que des molécules anodines qui respectent le fœtus et le nouveau-né : le meilleur exemple en est le paracétamol à condition toutefois de ne pas dépasser la dose prescrite. Pour tout autre médicament, le conseil et l’avis du gynécologue obstétricien et/ou du pédiatre sont nécessaires.

Les céphalées peuvent-elles être d’ordre psychologique ?

La majorité des céphalées – et non des migraines – sont d’ordre psychologique, qu’il s’agisse de céphalées de tension musculaire, de céphalées d’origine anxieuse ou de céphalées traduisant une dépression nerveuse (on parle alors de dépression masquée ou de somatisation).

Peut-on traiter les céphalées avec des médecines naturelles ?

Bien sûr. La plupart des céphalées réagissent très bien aux médecines naturelles notamment à l’acupuncture. Mais l’homéopathie a aussi son mot à dire : des molécules telles que Bryonia, Nux vomica, Natrum muriaticum ou Iris versicolor peuvent être utilisées avec succès de même que Sepia  ou Ignatia.  L’hypnose médicale peut aussi être utile, son application thérapeutique suivant des règles bien mises au point étant maintenant établie. La relaxation, par bio feed-back ou sophrologie donne aussi de bons résultats.

Des maux de tête peuvent-ils être le signe d’une dépression chez une personne âgée ?

Les maux de tête peuvent effectivement révéler une dépression nerveuse chez une personne âgée notamment lorsque celle-ci a du mal à exprimer son mal-être ou se trouve dans une situation de solitude qui l’empêche de verbaliser sa tristesse ou son humeur morose. Le mal de tête est alors la traduction physique du désordre psychologique et c’est au médecin généraliste ou au gérontologue qu’il revient d’y penser et de ne pas trop vite attribuer des céphalées chez une personne du troisième âge voire du quatrième à une cause somatique telle une arthrose vertébrale.

Des céphalées peuvent-elles être le signe d’une tumeur cérébrale ?

Une tumeur cérébrale peut tout à fait se révéler par un mal de tête. Celui-ci est généralement progressif, allant en s’aggravant au fur et à mesure que les jours passent, et est souvent accompagné de nausées voire de vomissements ou de troubles de la vision. Inutile de dire que dans ces cas-là il s’agit d’une urgence diagnostique – à visualiser par un scanner ou une imagerie par résonance nucléaire – et thérapeutique.

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