Comment réagir face à la maltraitance envers une personne âgée ?

Longtemps considérée comme un sujet tabou, la maltraitance envers nos aînés est un phénomène bien réel que l’on retrouve en famille comme dans les institutions. Pas question pour autant de rester sans rien faire. Voici comment réagir.

Idéé cadeau

Tu te mets combien ? (TTMC)

À propos de cet article :

  • Et toi, Tu te mets combien ? Un jeu de société fun !
  • Auto-évaluez vos connaissances de 1 à 10 sur des sujets originaux, classiques, intéressants ou farfelus !
  • Par équipe de 2 ou plus, de 2 à 16 joueurs, dès 14 ans.
  • Estimez votre connaissance du thème donné par vos adversaires sur une échelle de 1 à 10.
  • En fonction du chiffre donné la question sera plus ou moins difficile.
  • A chaque équipe de jauger sa réponse pour sortir vainqueur !
  • Entre le jeu d'ambiance et le quiz de culture générale, idéal pour les soirées entre amis La boite se convertit en plateau, accompagnée de plus de 4000 questions sur des thèmes variés et insolites.
  • Phénomène longtemps sous-estimé, la maltraitance envers les personnes âgées est pourtant une réalité qui ne date pas d’hier. Elle peut prendre de multiples formes et avoir lieu dans le milieu familial ou dans une institution.

    Face à de mauvais traitements infligés à des personnes vulnérables, pas question d’immobilisme. Si vous avez connaissance de tels actes, il est de votre devoir de les signaler aux autorités compétentes.

    maltraitance

    En quoi consiste la maltraitance des personnes âgées ?

    Le terme de maltraitance envers ces personnes vulnérables que sont les personnes âgées regroupe un ensemble de comportements ou d’actions uniques ou répétées à l’encontre des personnes âgées dans le cadre d’une relation censée être de confiance. Ces actes peuvent entraîner blessures ou détresse morale pour la personne qui les subit. Cette maltraitance peut prendre différentes formes :

    • Violences physiques : coups, gifles, contusions diverses, mauvaises manipulations, marques de contention, alimentation forcée, abus sexuels.
    • Violences psychologiques insultes, chantage, harcèlement, humiliation, irrespect, infantilisation, culpabilisation, cruauté mentale…
    • Violences financières : vol, extorsion de fonds, malversations, signature forcée, héritage anticipé ou détourné, aides financières attribuées pour les familles et non pour les personnes concernées…
    • Violences médicales : excès ou privation de soins, abus de médicaments, contentions abusives, soins inadaptés, non prise en compte de la douleur…
    • Violences civiques : privation des droits de citoyen, privation de papiers d’identité, refus du choix du lieu de vie, mises sous tutelles abusives…

    Il peut aussi s’agir de négligences passives sans intention de nuire ou actives avec intention de nuire comme la privation des aides indispensables à la vie de tous les jours (toilette, ménage, préparation des repas…), l’oubli ou l’abandon.

    Repérer la maltraitance

    Bien souvent, les personnes âgées victimes de maltraitance hésitent à confier ce qu’on leur fait subir soit par crainte, soit par manque d’informations sur les possibilités de secours qui s’offrent à elles. Lorsque la victime en parle, il convient de l’écouter en la laissant s’exprimer librement et sans manifester de jugement ou de doute sur la véracité des faits.

    Si la victime ne s’exprime pas sur les sévices qu’elle subit, que ce soit volontairement ou parce qu’elle est dans l’incapacité de le faire, certains signes peuvent néanmoins être un signal d’alerte. Il convient d’être attentif si la personne âgée :

    • Ne peut pas accomplir seule les actes de la vie quotidienne.
    • Est désorientée dans le temps et dans l’espace.
    • Si elle présente des troubles du comportement tels qu’agressivité ou agitation.
    • Si elle demande la permission de s’exprimer.
    • Si elle chute de façon répétée.
    • Si elle explique difficilement ses blessures ou ses bleus.
    • Si elle paraît effrayée ou méfiante.
    • Si elle a l’air anormalement calme, apathique.
    • Si elle pleure facilement.
    • Si elle présente subitement une apparence négligée.
    • Si elle perd du poids de façon inexplicable.
    • Si elle se plaint d’être maltraitée.
    • Si elle ne souhaite plus l’aide de la personne qui prend soin d’elle.
    • Si elle dit qu’on la vole…

    Cette liste de situations n’est certes pas exhaustive et il convient de rester vigilant face aux différentes situations possibles.

    Quelles sont les situations de maltraitance ?

    Dans la plupart des cas de maltraitance, la victime est une femme, veuve et très âgée qui vit en famille et souffre de troubles de pertes de mémoire ou est handicapée physiquement. Dans la majorité des cas, la maltraitance est signalée à domicile.

    Il s’agit principalement de maltraitance psychologique. Viennent ensuite les maltraitantes physique et financière. Les auteurs des actes de maltraitance peuvent être les enfants et les beaux-enfants de la personne concernée par de tels actes. Statistiquement, c’est, en effet, la famille qui est la première source de ce phénomène devant les institutions comme les maisons de retraite ou les hôpitaux. Les causes peuvent être multiples : des relations familiales difficiles depuis longtemps, un contexte économique familial compliqué, une maladie psychique ou physique mal supportée par la famille ou encore une mauvaise formation des aidants familiaux ou professionnels.

    Maltraitance des personnes âgées et conséquences

    La maltraitance des personnes âgées peut avoir des conséquences gravissimes. Elle peut générer des traumatismes physiques comme des ecchymoses ou des égratignures, des fractures osseuses, voire des traumatismes crâniens pouvant entraîner une incapacité permanente ou induire des troubles psychologiques graves comme la dépression. Plus fragiles du fait de leur âge, les personnes âgées peuvent avoir des séquelles importantes à la suite de tels actes.

    Signaler la maltraitance

    Toute personne qui n’est pas tenue, par la loi, au secret professionnel (médecin par exemple), doit alerter les autorités compétentes si elle constate des privations de soins ou d’aliments, des sévices qu’ils soient physiques ou psychologiques ou encore s’il y a un risque de suicide ou d’atteinte à la vie d’autrui par usage d’une arme.

    Pour procéder au signalement, il convient de saisir l’administration en la personne du préfet, du directeur départemental chargé de la cohésion sociale (anciennement DDASS), le médecin inspecteur de la santé ou encore les travailleurs sociaux. Il est également possible de saisir le procureur de la République en lui adressant un courrier au tribunal de grande instance ou le Défenseur des droits.

    En cas d’urgence, il est possible d’avoir recours aux services de police ou de gendarmerie en composant le 17. Pour choisir entre ces diverses possibilités, il est possible de téléphoner au centre de contact téléphonique spécialisé au 3977.

    Il est à noter que l’auteur de tout signalement ne doit garder pour lui aucune information relative à la maltraitance dont il a connaissance. En revanche, un médecin n’est tenu qu’au signalement des faits qu’il a constatés. En effet, il n’est pas obligé de dénoncer l’auteur des faits même s’il le connaît. Il faut savoir que la protection juridique des personnes ayant signalé des faits de maltraitante est garantie.

    Le 3977 à l’écoute

    Numéro national unique, le 3977 est celui de l’ALMA (Allô  maltraitance des personnes âgées et/ou des personnes handicapées) destiné aux personnes âgées et aux personnes handicapées victimes de maltraitance, aux témoins de situations de maltraitance, qu’il s’agisse de l’entourage privé ou professionnel ou encore aux personnes qui prennent soin d’une personne âgée ou handicapée et qui rencontrent des difficultés dans l’aide apportée. Ce numéro fonctionne du lundi au vendredi de 9 h à 19 h. Des écoutants professionnels y sont à votre écoute.

    En mémoire de Spot