Comment vendre sa voiture sans se faire arnaquer ?

Une chose est certaine, un acheteur animé de véritables bonnes intentions ne sera jamais désagréablement surpris par le comportement vigilant d’un vendeur. Et pour éviter toute mauvaise surprise, il est important de se munir des précautions adéquates afin que la transaction soit conclue sans le moindre stresse ou regret.

Cet article fait le point sur le détail des précautions à prendre quand on souhaite vendre son véhicule.

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N’envoyez pas de copie de carte grise

Un acheteur mal intentionné pourrait utiliser cette copie à des fins frauduleuses. Vous pouvez par contre fournir verbalement certaines informations notées sur la carte grise afin de permettre à votre interlocuteur d’assurer son futur véhicule.

Les risques des propositions venant de l’étranger

Les transactions effectuées avec des acheteurs qui résident à l’étranger sont de facto plus risquées que celles effectuées avec des acheteurs qui habitent dans l’hexagone. Vous devez faire preuve de prudence tout particulièrement face aux propositions à votre annonce en provenance d’Angleterre, de Russie, d’Espagne, de Monaco, des pays de l’Europe de l’Est, de Côte d’Ivoire, des pays du Maghreb ou encore du Ghana. Ce dernier pays de la côte ouest-africaine est particulièrement un grand propagateur d’arnaques dans ce domaine.

Les méthodes des escrocs

Souvent, votre pseudoacheteur inventera une sombre histoire de taxe à payer pour que sa banque puisse effectuer le transfert du montant de son soi-disant achat sur votre compte. Pour gagner votre confiance, il vous proposera, pour ne pas vous spolier, de rajouter le montant de cette taxe à la somme demandée pour l’achat du véhicule. Bien entendu, il vous faut absolument acquitter le montant de la taxe AVANT que la banque de votre escroc ne fasse le virement qui, bien sûr, n’arrivera jamais.

L’autre arnaque récurrente et encore plus flagrante consistera à vous proposer le rachat de votre véhicule via Western Union. Si vous avez eu le malheur d’accepter, il vous signalera bien vite que, suite à une erreur d’un hypothétique responsable financier, une trop grosse somme vous a été envoyée. Il va donc vous demander de reverser le trop-perçu avant de vous communiquer le code permettant de récupérer la somme déposée (soi-disant) chez Western Union pour l’achat de votre véhicule. Le seul terme de Western Union doit déjà vous mettre la puce à l’oreille, car cet organisme, très utile pour envoyer de l’argent à des proches se trouvant à l’étranger, recommande lui-même de ne jamais envoyer la moindre somme à quelqu’un que vous ne connaissez pas, ni d’ailleurs de recevoir la moindre somme d’un inconnu… Cette somme ayant de fortes chances de n’avoir jamais existé.

Et n’oubliez jamais cette règle de base : lorsqu’on vend un bien, on doit recevoir de l’argent, pas en donner !

Ne donnez votre RIB en aucun cas

Quel que soit le motif invoqué, ne communiquez jamais votre RIB à un acheteur qui l’exige pour faciliter, soi-disant, une transaction.

Un montant étrangement élevé

L’acquéreur résidant à l’étranger vous demande par e-mail vos coordonnées bancaires pour un règlement par virement. Votre compte est crédité d’un montant supérieur à celui de la vente, sous prétexte d’une erreur ou de frais transférés à un intermédiaire. Quelques jours après le transfert de la différence via un organisme spécialisé (Western Union, MoneyGram, etc.), vous constatez que le virement initial n’a jamais été opéré, votre banque ayant enregistré le dépôt d’un faux chèque international ou d’un chèque sans provision. Certes, votre voiture a été épargnée, mais votre compte a été débité !

Il est plus prudent de ne jamais vendre votre véhicule à un présumé client résidant à l’étranger, surtout si celui-ci refuse de se déplacer pour voir le véhicule.

En revanche, si votre interlocuteur vous semble honnête, il suffit de demander à votre banque de créditer votre compte uniquement à bonne fin du transfert de fonds, pour ensuite régler la somme excédentaire. Un contretemps qui ne devrait pas gêner un acheteur honnête.

Méfiez-vous du « fumeux » coup de l’expert

Certains clients se proposeront de venir accompagnés d’un « expert » pour inspecter le véhicule. Mais, chose aberrante, ils vous réclameront une somme d’argent par virement bancaire, arguant qu’ils ne veulent pas se déplacer inutilement. Au final, personne ne viendra, et vous en serez pour vos frais. Si ce cas de figure se présente à vous, une seule posture possible : ne pas donner suite.

Choisir un jour ouvrable pour la transaction

Cela vous permettra de vérifier la solvabilité du chèque de votre acheteur auprès de l’organisme émetteur… à condition bien sûr d’avoir pris rendez-vous pendant ses heures d’ouverture.

Un chèque de banque sinon rien

De tous les moyens de paiement, le chèque de banque est celui qui présente le moins de risque. Notamment comparativement à un virement bancaire ou à un mandat postal. Toutefois, un chèque de banque n’offre pas une certitude de règlement absolue. L’arnaque au faux chèque de banque n’est pas une simple vue de l’esprit. Pour l’éviter, il vous faudra téléphoner la banque (une vraie banque dans le numéro figure dans l’annuaire) pour vérifier qu’elle a bien émis le chèque.

Prudence lors de l’essai

Exigez de votre acheteur qu’il vous confie son permis de conduire et ne lui confiez les clés qu’une fois installé à bord. À la fin de l’essai, ne sortez pas de votre voiture sans en avoir repris les clés. Cela vous évitera de regarder bêtement votre belle voiture s’envoler aux mains de son nouveau « propriétaire ».

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