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Comment annuler ses vacances

Personne n’est à l’abri d’un imprévu l’obligeant à annuler ses vacances. Comment procéder ? Et peut-on se faire rembourser ?

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Voyage organisé ou séjour « tout compris »

Pour leurs vacances, notamment à l’étranger, de plus en plus de consommateurs optent pour des séjours « tout compris » (voyage, séjour, pension, animations, loisirs et autres services) souscrits auprès des agences de voyages. Ces séjours sont proposés par des voyagistes, c’est-à-dire des organisateurs qui vendent généralement leurs séjours par l’intermédiaire des agences de voyages. Solution sans souci, puisque tout est prévu, il faut cependant rester vigilant et s’informer soigneusement au moment de la réservation, notamment en ce qui concerne les conditions d’annulation.

Les conditions d’annulation

Elles doivent être précisées dans le contrat de réservation. Sauf empêchement grave, prévu par le contrat, vous ne pouvez en principe pas annuler sans perdre les sommes versées et sans avoir à payer des pénalités. L’agence s’est, en effet, elle-même engagée avec des sous-traitants : transporteurs et hôteliers… et votre annulation lui causera un préjudice qu’elle va vous faire payer. Les pénalités peuvent être différentes d’une agence à l’autre et variables en fonction de la proximité de l’annulation par rapport à la date prévue. Ainsi, si vous annulez plus d’un mois avant le départ, les voyagistes ne vous réclameront que 20 à 30 euros d’indemnité par personne. Mais plus la date du départ approche, plus les pénalités augmentent. Vous pouvez ainsi perdre 25 % (entre 30 et 21 jours avant le départ), 50 % (du 20e au 8e jour avant), 75 % (du 7e au 2e jour avant) du prix payé pour votre voyage. Voire même l’intégralité si vous annulez dans les deux derniers jours. Reportez-vous à votre contrat pour connaître les pénalités qui vous seront imposées.

Faut-il souscrire une assurance annulation ?

Les agences proposent toutes des assurances annulation. Elles ne doivent jamais vous être imposées. Elles coûtent en général 4 à 6 % du prix du voyage. Elles vous permettent, si vous annulez, d’être indemnisé des sommes que le voyagiste n’a pas voulu vous rembourser. Vous pouvez les souscrire dans l’agence de voyages au moment de la réservation du séjour ou, plus rarement, par l’intermédiaire d’un assureur qui offre cette prestation (le spécialiste Elvia, par exemple, sur Internet). Attention cependant, car ces assurances ne couvrent que des cas limitativement énumérés et de nombreuses exclusions sont souvent prévues. Elles diffèrent d’un contrat à l’autre, vérifiez que les garanties répondent à votre attente.

Les pièges à connaître

Une protection très relative
Les contrats d’assurance annulation listent les cas dans lesquels celle-ci joue : le décès d’un proche, une maladie grave, le licenciement, l’obtention d’un stage ou d’un emploi rémunéré ou même un grave problème (incendie, dégâts des eaux, etc.) dans votre maison. Il n’est pas possible de bénéficier de l’assurance parce que vous avez juste changé d’avis.

Vous devrez, d’ailleurs, fournir des justificatifs : certificat médical ou de décès, attestation de votre employeur, etc. Certains assureurs menacent même de contrôles a posteriori ou de poursuites au cas où le médecin ou l’employeur délivreraient un certificat de complaisance. Certains contrats acceptent des cas plus larges comme le vol de votre passeport avant le départ ou le refus de visa. En revanche, sont toujours exclus les risques de guerre, émeutes, actes de terrorisme, la grève ou l’hospitalisation au moment de la souscription.

La plupart des contrats prévoient en outre une franchise, ce qui fait que vous ne serez pas entièrement remboursé.

Renseignez-vous également sur les assurances comprises dans la cotisation de votre carte bancaire. Ainsi, si vous détenez une carte Visa Premier, Gold Eurocard ou Gold Mastercard, il suffit de payer votre séjour avec elle pour bénéficier d’office d’une assurance annulation voyage. Leur couverture est cependant réduite et limitée aux motifs les plus graves (décès d’un proche, licenciement, etc.) et dans la limite d’un plafond (5 000 euros, par exemple). Mais, au moins, elle est gratuite et vous évite de payer une prime supplémentaire.

Bon à savoir : Vous pouvez toujours revendre votre voyage. Si vous n’avez pas souscrit d’assurance annulation, ou si vous n’entrez pas dans l’un des cas prévus par l’assurance souscrite, vous pouvez toujours, en cas d’empêchement, céder votre voyage à une personne de votre choix qui participera au voyage à votre place. Vous devez alors en informer l’agence de voyages, au plus tard 7 jours avant le début du voyage, par lettre recommandée avec accusé de réception. Attention, lorsque vous cédez votre contrat de voyage, vous restez solidairement responsable, vis-à-vis du vendeur, du paiement du solde du prix, mais aussi des frais supplémentaires éventuels occasionnés par cette cession. Renseignez-vous donc avant sur ces frais, certaines compagnies aériennes refacturent le billet.

Hôtel, camping, location de meublé : annuler une réservation

Si pour vos vacances vous avez réservé dans un hôtel, un camping ou loué un meublé, vous pouvez toujours annuler la réservation. Mais pour se prémunir contre ces annulations, les professionnels, et même les particuliers dans le cas des meublés, demandent en général aux vacanciers de verser une avance. Pouvez-vous récupérer les fonds versés ? Tout dépend de la nature des sommes que vous avez versées : arrhes, acompte ou simple avance.

  • L’acompte est le premier versement à valoir sur un achat ou une prestation de services. Il n’y a aucune possibilité de dédit. Le versement de l’acompte implique que l’engagement est définitif. Vous pouvez même être amené à devoir payer l’intégralité du prix. Refusez de verser un acompte.
  • Les arrhes, à l’inverse de l’acompte, permettent au consommateur de se désengager du contrat. La vente n’est donc pas définitive. Mais si c’est vous qui demandez l’annulation, les sommes versées seront cependant perdues et vous ne pourrez pas en demander le remboursement. En revanche, si l’annulation provient du professionnel, celui-ci devra vous rembourser d’un montant égal à deux fois les arrhes versées.
  • L’avance n’impose aucune obligation aux parties. En cas d’annulation, vous avez droit de retrouver les sommes déjà versées.

Bon à savoir : Si le contrat n’est pas clair à ce sujet et ne précise pas la nature des sommes versées ou s’il n’y a pas de contrat, ce qui est souvent le cas, ces sommes sont considérées comme des arrhes. Elles sont alors perdues. Pensez à faire mentionner sur un courrier ou sur le contrat qu’il s’agit d’une simple avance et non d’arrhes ou d’acompte.

Attention aux billets non remboursables

Beaucoup de vacanciers profitent des prix réduits en réservant longtemps à l’avance. Ceci est particulièrement vrai pour les billets d’avion et les billets de train : plus vous réservez à l’avance, moins vous payez cher. Chez Air France, un vol intérieur peut varier du simple au double. La SNCF propose également des billets à prix réduit si vous réservez tôt. Un billet Paris-Marseille peut, par exemple, chuter jusqu’à 19 euros. Mais il existe une contrepartie à ces prix avantageux : l’impossibilité de se faire rembourser le billet en cas d’annulation du voyage.

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