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Comment adapter sa voiture à son handicap

La technologie moderne permet aux personnes à mobilité réduite de conduire leur propre voiture.
Un moyen d’être autonome malgré son handicap. Les aménagements (sièges pivotants, soulève-personne, portes escamotables…) sont souvent coûteux et des aides au financement existent.

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Les équipements spéciaux

Entrer et sortir facilement du véhicule

  • Le soulève-personne : Adaptable sur tous les véhicules, le soulève-personne électrique aide au transfert du fauteuil roulant, vers le siège passager du véhicule. Il peut être utilisé à domicile, grâce au support mural ou à un support mobile sur roulettes. Le soulève-personne est équipé d’un vérin électrique, avec une alimentation en 12 volts (fonctionnant sur la batterie du véhicule).
  • Le bras robot de pavillon :  Le bras robot de pavillon permet à une personne handicapée des deux jambes d’embarquer, de façon autonome et sans effort, son fauteuil roulant par la porte arrière du véhicule. À l’aide de la double télécommande avance/recul et montée/descente, la personne amène le bras jusqu’à son fauteuil, le fixe et l’insère ensuite dans son véhicule. La télécommande permet ainsi de ranger aisément le fauteuil derrière le siège conducteur (la fixation du bras robot est effectuée au niveau des deux poignées arrière de pavillon du véhicule). Le bras robot de pavillon ne gêne en rien la visibilité arrière du conducteur. Il est possible d’enlever et de déposer le bras robot, par simple action sur une vis moletée. L’habitacle du véhicule peut donc être libéré facilement, de façon à pouvoir accueillir des passagers dans un confort identique à l’origine. Variante : le bras robot de coffre. La personne handicapée qui souhaite acquérir cet équipement bénéficie d’un taux de TVA réduit.
  • La porte coulissante : Pour des raisons pratiques, le bras robot de pavillon peut être combiné avec une porte coulissante électrique. Celle-ci permet de stocker le fauteuil roulant à l’intérieur du véhicule, dans le sens de la longueur, tout en conservant une place arrière. Par simple pression sur un interrupteur, la porte arrière s’ouvre, le bras robot chargeur pivote et descend : il suffit de présenter les poignées du fauteuil roulant dans la pince, et le robot chargeur se replie et pivote à l’intérieur du véhicule. Tout le système peut être facilement déverrouillé. Bien évidemment, en cas d’une panne de batterie du véhicule, il est toujours possible d’ouvrir la porte et de sortir le fauteuil manuellement.

Conduire en toute sécurité

La boîte automatique
L’achat d’un véhicule équipé d’une boîte automatique simplifie les problèmes liés au changement de vitesses. Si le conducteur préfère contrôler lui-même le changement de vitesses, il peut opter pour un système embrayage/débrayage automatique, mis en place par des installateurs spécialisés (en moyenne, 3 000 euros). Il existe également des boîtes de vitesses robotisées, de plus en plus fréquentes sur les petites voitures.

La télécommande multifonctions
Elle centralise les commandes électriques sous le volant : les touches sensitives actionnent clignotants, klaxon, phares et essuie-glaces. Le boîtier de la télécommande peut être installé à gauche ou à droite. Il est réglable à la position souhaitée. À partir de 1 500 € selon le véhicule.

Les commandes au volant
Pour la conduite, les commandes d’accélération et de freinage peuvent être transférées au niveau du volant. Plusieurs systèmes sont disponibles, d’un équipementier à l’autre : cercle accélérateur ou manette au-dessus du volant, frein manuel par levier, à pousser ou baisser ; vous disposez d’un vaste choix rendant pratiquement toutes les voitures adaptables. De 500 € pour le système le plus basique à 4 000 € pour un cercle accélérateur électronique (qui se superpose au volant).

L’accélérateur au pied gauche
Il s’agit d’une seconde pédale d’accélérateur, utilisable avec la jambe gauche. Ce système agit directement sur la pédale d’accélérateur d’origine sans pour autant la neutraliser. Suivant les souhaits du conducteur, l’APG sera démontable ou escamotable : l’inversion de pédales s’effectue sur n’importe quel type de véhicule à boîte de vitesses mécanique ou automatique. L’installation du dispositif « accélérateur pied gauche » est réalisable dans la journée.

Bon à savoir : Il est préférable de signaler à votre assureur les aménagements du véhicule et de les mentionner sur le contrat d’assurance. Ce qui permet d’obtenir le remboursement des équipements spécifiques après un vol. En principe, les sociétés d’assurance ne doivent pas majorer les primes d’assurance souscrites par les personnes handicapées.

Les aides au financement

Les différentes aides
Ces adaptations au handicap du conducteur sont coûteuses, mais peuvent être financées en partie par la Sécurité sociale, au titre des prestations extra-légales. L’association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées (Agefiph) contribue à ces dépenses si le véhicule est nécessaire pour exercer une activité professionnelle. Elle participe à l’achat du véhicule dans la limite d’un plafond de 4 500 euros.

Quelques grands organismes aident ponctuellement au financement des équipements : conseils régionaux et généraux, mairies, mutuelles, caisses de retraite, Secours catholique et même la présidence de la République.

Le marché de l’occasion offre une alternative intéressante : voir les annonces dans les revues (la plus fournie est Faire face) et sur quelques sites Internet spécialisés : par exemple www.drivematic.fr.

Depuis longtemps, Renault a mis en place des prestations spécifiques « Handi Service » à destination de ses clients handicapés : ces prestations concernent principalement une assistance adaptée et des possibilités de crédit. Le groupe Volkswagen a récemment créé un « passeport liberté », cherchant à offrir des produits d’assurance et d’assistance adaptés. Le constructeur italien Fiat a lancé « Autonomy », un programme venu d’Italie, en vue d’informer précisément les adaptateurs et les carrossiers sur la faisabilité des aménagements de leurs véhicules. Si vous êtes tenté par un modèle de cette firme, vous pouvez rappeler à votre concessionnaire que sa société est en lien avec les adaptateurs. Ces programmes sont très mal diffusés en France : à l’expérience, il apparaît que c’est à vous d’informer les vendeurs, des produits et des marques qu’ils proposent.

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