Acheter sa voiture à un particulier

Les annonces sont nombreuses et vous ne savez pas toujours ce qui se cache sous le capot d’un véhicule. Afin d’éviter les pièges, voici le guide indispensable pour acheter une voiture d’occasion.

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L’annonce

Avant de vous jeter dans l’univers de l’automobile, il est important de vous fixer un budget qui convient à vos besoins. Des annonces dédiées aux voitures d’occasion sont consultables sur de nombreux sites Internet. Néanmoins, quelques-unes peuvent s’avérer moins fiables que d’autres. Afin d’éviter des déconvenues, l’annonce que vous recherchez doit indiquer la marque, le type, le modèle, la version et, le cas échéant, la variante de ce modèle ainsi que le mois et l’année de la première mise en circulation et le kilométrage. Vous pouvez reconnaître les voitures d’occasion grâce à la mention « non garanti » à la suite de l’indication du kilométrage inscrit au compteur.

Examen du véhicule en trois étapes

Effectué dans un endroit bien éclairé, l’examen portera sur l’extérieur et l’intérieur du véhicule et puis se terminera par un essai sur route.

L’extérieur du véhicule

  • Une peinture neuve peut cacher un accident : vérifiez donc son uniformité, regardez si les portes ou le capot sont alignés et si la tôlerie est lisse, sans trace de coups ou d’éraflures.
  • Examinez la présence de fuite : huile moteur ou boîte de vitesse, liquide de frein, liquide de refroidissement, liquide du circuit hydraulique…
  • Vérifiez l’état des pneus : ils doivent être de la même marque et de dimension identique sur un même essieu ; vérifiez leur état d’usure, ainsi que la présence de la roue de secours.
  • Pour les amortisseurs, appuyez de tout votre poids sur chacune des ailes pour juger de leur état. Le véhicule ne doit pas pencher d’un côté ou être affaissé.

L’intérieur du véhicule

  • Enlevez les housses pour voir l’état des sièges et soulevez les tapis de sol afin de traquer l’humidité et d’éventuels problèmes d’étanchéité. Vous remarquerez peut-être des traces de rouille ou une déformation du plancher.
  • Regardez le degré d’usure de la pédale d’accélérateur, examinez le compteur et vérifiez la cohérence du kilométrage.
  • Recherchez des éventuelles traces de doigts à l’intérieur de la vitre de protection des cadrans ou le non-alignement des chiffres pour les compteurs non numériques.
  • Testez tous les équipements : l’autoradio et sa commande au volant, les phares, les feux, les essuie-glaces, la climatisation, la ventilation, les ceintures de sécurité, l’ouverture et la fermeture des vitres, le Klaxon…

L’essai sur route

  • Demandez à essayer le véhicule. En cas de refus du particulier, ne donnez pas suite à la transaction.
  • Démarrez le moteur et observez si un des témoins ne s’éteint pas immédiatement. Les témoins à surveiller sont la pression d’huile, la pression du circuit hydraulique (si le véhicule en est équipé) et le témoin de charge.
  • Testez les points suivants : moteur, freins, jeu dans la direction, état des transmissions, boîte de vitesse et transmission, embrayage, parallélisme des roues avant, comportement dynamique.

Bon à savoir : Il est rare de trouver un véhicule d’occasion sans défaut. Si les problèmes sont bénins, ils pourront être mis en avant pour négocier le prix.

Le prix et la cotation du véhicule

Vous pouvez estimer la valeur du véhicule grâce au prix argus, la cote publiée par le journal L’Argus de l’automobile. Cette cote estimative est calculée à partir de la catégorie du véhicule, la marque, la date de la première mise en circulation, le modèle et la version. Cependant, il convient de minorer la valeur du véhicule d’occasion par rapport au prix défini par l’argus, en fonction du nombre de kilomètres parcourus, de la puissance fiscale et de l’état du véhicule. En outre, de plus en plus de sites Internet spécialisés proposent un service gratuit qui vous aide à estimer la cote de votre automobile (La Centrale, Paru Vendu…). Il suffit de remplir un formulaire mentionnant la marque de votre véhicule, ses caractéristiques techniques, son ancienneté… Puis les données sont envoyées à un logiciel qui estimera en quelques minutes la cote vente de votre véhicule.

Les modalités de paiement

Dans les transactions entre particuliers, le chèque de banque est le plus souvent utilisé. Le chèque devra être émis par la banque de l’acheteur afin que son encaissement soit garanti. Pour se prémunir de toute escroquerie, il est vivement conseillé de téléphoner à la banque concernée et d’éviter toute transaction le dimanche.

Les documents nécessaires à la transaction

À partir de la date d’achat du véhicule, l’acquéreur dispose de quinze jours pour le faire immatriculer. La demande peut se faire auprès de la préfecture ou la sous-préfecture du département de résidence. Dans certaines grandes villes, il est même possible de le faire à la mairie. Cependant, pour que cette formalité puisse être effectuée, le vendeur doit remettre à l’acheteur quatre documents administratifs. Veillez à ce que les documents suivants vous soient remis dûment remplis, datés et signés :

  • Le certificat de cession, disponible dans les préfectures et sur le site Internet du ministère de l’Intérieur.
  • Le certificat d’immatriculation, c’est-à-dire la carte grise, sorte de carte d’identité du véhicule. Il doit être barré et porter la mention « vendu le… » suivie de la signature du vendeur.
  • Le procès-verbal de contrôle technique, si le véhicule a plus de quatre ans : il permet de se faire une opinion sur l’état de la voiture, notamment sur les défauts de sécurité qui exigent une réparation immédiate.
  • Le certificat de situation administrative du véhicule qui est appelé plus communément certificat de non-gage.

La remise du carnet d’entretien n’est pas obligatoire, mais l’acheteur a tout intérêt à l’obtenir afin d’avoir une idée précise sur l’entretien apporté à la voiture. Donc, n’hésitez pas à le demander.

Quant aux clés, vérifiez bien que le vendeur vous les a toutes remises (contact, coffre, portes, doubles…).

Les arnaques à la voiture

Quand on achète une voiture d’occasion à un particulier, les arnaques les plus fréquentes concernent le millésime, le compteur kilométrique trafiqué et l’achat d’un véhicule volé ou accidenté. C’est pour cela qu’il faut procéder avec soin à l’examen de la voiture dans un endroit sec et éclairé pour éviter que les éventuels vices cachés ne soient « camouflés ».
Juridiquement, il y a tromperie dès que le vendeur ment ou a essayé de tromper l’acheteur sur les « qualités substantielles » du véhicule.

Donc, afin d’éviter d’éventuels problèmes avec le particulier, conservez précieusement l’annonce publiée. Elle pourra vous être utile en cas de difficulté et vous aidera à prouver une tromperie ou une publicité mensongère. En cas de litige, commencez par adresser une lettre recommandée avec accusé de réception au vendeur afin d’obtenir un arrangement à l’amiable. S’il persiste, vous pouvez agir devant le tribunal civil, afin d’obtenir la remise en état du véhicule, une diminution du prix ou une annulation de la vente. En cas d’infraction pénale, engagez une procédure qui pourra conduire à la condamnation du vendeur et à l’allocation éventuelle de dommages-intérêts en votre faveur.

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