Un habitat propre n’est pas synonyme d’habitat non pollué. Tout ce qui compose votre intérieur dégage des polluants nocifs qui contaminent l’air que vous respirez et donc votre organisme. Il existe cependant divers moyens et attitudes à adopter pour assainir votre environnement et dépolluer votre intérieur.

D’où provient la pollution ?
Apparemment, il vaudrait mieux vivre dehors que dedans. En effet, revêtements, équipements, peintures, meubles, moquettes, ustensiles de cuisine, produits d’entretien, savons, déodorants… tous ces facteurs et bien d’autres encore contribuent à la dégradation de votre santé et à l’impureté de l’intérieur d’un logement. Chaque élément de votre habitat peut contenir des substances toxiques émises dans l’air que vous respirez et vous intoxiquer sans même que vous vous en rendiez compte. Ne vous découragez pas, vous pouvez bien évidemment remédier à la pollution intérieure en adoptant quelques gestes simples et en privilégiant certains produits.
Quels sont les risques ?
Afin de mesurer l’impact de la pollution sur l’être humain, des tests ont été réalisés sur la faune. Les résultats démontrent incontestablement l’aspect nocif sur notre corps de la plupart des éléments qui nous entourent au quotidien. Les gaz dégagés par certains matériaux liés à la vie courante sont toxiques pour le nez, les yeux et la gorge. Une exposition trop importante et à long terme pourrait gravement nuire à votre santé.
Comment dépolluer votre intérieur ?
Aérez au maximum
Ouvrez grand vos fenêtres. L’air domestique est plus pollué que l’air extérieur, alors ventilez bien votre habitat. Ce geste simple permet de faire circuler l’air et de mieux vous oxygéner.
Les bienfaits des plantes
Joignez l’utile à l’agréable. Outre l’aspect esthétique, certaines espèces de plantes permettent en effet de lutter efficacement contre la pollution de votre intérieur.
Les plantes assainissantes
Au cours de leur respiration, les plantes filtrent les particules chimiques présentes quotidiennement dans l’air et le détoxiquent efficacement. Chaque plante a des propriétés bien spécifiques, ce qui vous permet de les associer chez vous afin d’obtenir une meilleure qualité d’air. Ces plantes « assainissantes » permettent de purifier l’air grâce à des modes d’élimination des polluants variés et étonnants.
Certaines plantes transportent les polluants jusqu’à leurs racines où ils sont détruits par les micro-organismes vivant dans la terre. Les bienfaits des plantes ne sont pas à négliger : il a en effet été prouvé qu’un ensemble de trois plantes peut détoxiquer 60 m3 d’air par heure. Leur action dépolluante est donc rapide, simple et efficace. N’ayez pas peur d’avoir plusieurs plantes. Elles rejettent du gaz carbonique, certes, mais dans des proportions très faibles (votre conjoint ou votre animal de compagnie en émet davantage).
Les plantes à utiliser en fonction du type de pollution
À placer dans votre cuisine : une azalée d’intérieur, cette plante est très efficace contre l’ammoniaque (présente dans les produits dégraissants pour le nettoyage des sols, notamment dans la Javel et aussi dans l’urine de chat).
Contre le monoxyde de carbone (présent dans le gaz dégagé en cas de mauvais fonctionnement des appareils de chauffage à bois, au fioul ou au gaz, et aussi dans la fumée de cigarette), vous pouvez vous munir d’un pothos (en suspension et sur tuteur), lierre, chlorophytum ou sansevière qui le neutraliseront efficacement.
À placer dans votre bureau, cuisine ou couloir : du lierre, sansevière, spathiphyllum ou dracaena. Ces plantes luttent contre le benzène présent dans les peintures, plastiques, résines et fumée de cigarette.
À placer où vous le souhaitez : le ficus benjamina, chlorophytum, alocasia, dracaena, stathiphyllum seront des plantes efficaces contre le formaldéhyde (présent un peu partout : tissus d’ameublement, essuie-tout, vêtements sortant du pressing, nappes, mousses d’isolation, colle à moquette, papiers d’emballage, cartons…).
Dans un atelier : prenez un philodendron qui absorbera remarquablement le pentachlorophénol (omniprésent dans les produits de traitement du bois). Cette plante aux grandes feuilles dégage beaucoup de vapeur d’eau, ce qui évite l’assèchement de l’air dans les pièces chauffées.
Le chrysanthème : lutte contre le trichloréthylène, solvant qui a beaucoup été utilisé pour le dégraissage de pièces métalliques, le nettoyage à sec de vêtements. Il irrite la peau et les muqueuses, et est un toxique pour le système nerveux. Aujourd’hui, le trichloréthylène est interdit pour les particuliers à une concentration supérieure à 0,1 %.
Comment prendre soin de ses plantes dépolluantes ?
Pour entretenir au mieux vos plantes, ventilez régulièrement votre intérieur afin de faire circuler l’air et évitez les dépôts de poussière sur les feuilles. Procédez à un bon arrosage, sans pour autant les inonder (l’eau ne doit pas stagner dans les soucoupes). Le terreau doit en effet être toujours humide.
Plus la plante consomme d’eau, plus elle génère de l’humidité et favorise ainsi l’élimination des particules toxiques.
Facilitez la respiration de vos plantes en prenant soin des feuilles. Enlevez régulièrement la poussière à l’aide d’une éponge humide et vaporisez un peu d’eau (de préférence de l’eau pure, pour éviter le dépôt de calcaire).
Enfin, même si la présence de plantes diminue le taux de pollution chez vous, la moisissure qui peut se créer sur la surface de la terre n’est pas non plus bénéfique puisque ce sont des allergènes. Pour éviter cette formation de moisissure, placez des graviers sur la terre afin d’obtenir une couche, qui sera tout de même perméable à l’eau.
Privilégiez le naturel
Pour habiller votre intérieur
Sachez que plus c’est neuf, plus c’est toxique. En effet, plus les revêtements et équipements sont récents, plus la concentration de particules toxiques dégagées est élevée.
Il est donc bon de privilégier les matières biologiques. Par exemple, des draps en coton bio, une peinture bio, un parquet ciré (mais sans vernis) ou du linoléum (un mélange naturel de poudre de liège et de toile de jute)… tout est bon à assainir. Si vous aimez les meubles anciens, ça tombe bien. Ils sont moins toxiques que la plupart des meubles en bois moderne (faits à partir de bois aggloméré).
Pour nettoyer
Que ce soit pour votre intérieur ou pour votre corps, optez pour le naturel. Les produits sans additif chimique, sans parfum factice, sont tout aussi bien et préservent votre santé. Choisissez par exemple des produits d’entretien « verts » (liquide vaisselle, gel w.c., lave-vitres…). À ne pas confondre avec des produits « bio », ces produits sont conçus, fabriqués et commercialisés de telle manière qu’ils soient le moins nocifs possible pour l’environnement et donc aussi pour votre santé.
Par ailleurs, évitez de marcher pieds nus ou de laisser votre enfant marcher à quatre pattes sur un carrelage venant juste d’être nettoyé avec un détergent. Pour vous laver les mains, prenez du savon de Marseille. Il permet à votre peau une meilleure hydratation. Utilisez du déodorant en bille ou mieux en pâte, plutôt que l’aérosol qui contient de nombreuses particules toxiques.