Tout savoir sur l’école maternelle

L’école maternelle française est souvent perçue comme une particularité nationale. En plus de viser l’épanouissement de l’enfant, elle est aussi un lieu d’apprentissage. Cet article vous en explique son fonctionnement.

ecole-maternelle

De sa naissance à aujourd’hui

Historique

En lien avec la révolution industrielle, les premières maternelles se développent aux alentours du XIXe siècle. Le but poursuivi est simple : offrir un lieu de refuge aux jeunes enfants des ouvrières parties travailler à l’usine.

Appelées salles d’asile, elles s’apparentent dans un premier temps à des garderies. Ce n’est qu’au bout de quelques décennies que la dimension de l’apprentissage y prendra toute sa dimension.

En 1836, le ministère de l’Instruction publique intègre ainsi pour la première fois les salles d’asile sous ses ordres.

En 1850, les lois Falloux les incorporent dans le système scolaire et accroissent par là même leur contrôle par l’État.

Il faut en revanche attendre 1881 et Pauline Kergomard pour que prenne naissance l’école maternelle au sens contemporain du terme.

L’école maternelle d’aujourd’hui

L’école maternelle compte aujourd’hui trois niveaux : la petite section (PS), la moyenne section (MS) et la grande section (GS). Cette dernière, de par sa double appartenance au cycle 1 et au cycle 2, est conçue comme une passerelle vers l’élémentaire.

La maternelle accueille en général des enfants ayant entre trois et six ans, voire dans certains cas dès l’âge de deux ans.

Elle n’est pas obligatoire même si, de fait, la quasi-totalité des enfants de quatre et cinq ans sont scolarisés.

Inscrire son enfant

Le choix de l’école

Chaque enfant, dès lors qu’il réside en France, a le droit d’être scolarisé. Pour ce faire, rendez-vous à la mairie de votre domicile pour connaître l’école de votre secteur. Vous pouvez aussi choisir de l’inscrire au sein d’une autre école en demandant une dérogation à votre mairie ou en vous rendant à la mairie de la commune où mous souhaitez le scolariser.

Cette dernière n’est cependant pas tenue (sauf cas particuliers) de donner une suite positive à votre requête.

Les démarches

Les inscriptions doivent impérativement se faire au plus tard au mois de juin précédant l’année scolaire.

Renseignez-vous bien cependant, il arrive que certaines communes le fassent avant.

Pour cela, rendez-vous à votre mairie muni de votre livret de famille (ou encore d’une carte d’identité ou d’un extrait d’acte de naissance), d’un justificatif de domicile et d’un document attestant que votre enfant a subi toutes les vaccinations obligatoires pour son âge.

On vous remettra alors un certificat d’inscription que vous présenterez à l’école accompagné des pièces citées précédemment.

N’oubliez pas non plus d’aller chez votre médecin. Un certificat attestant que l’état de santé de votre enfant est compatible avec une scolarisation est en effet indispensable à la constitution du dossier.

En cas de changement de domicile

Si, en cas de déménagement, votre enfant est amené à changer de domicile en cours d’année, une procédure particulière s’applique.

Dans un premier temps, prenez contact avec le directeur de l’ancienne école de votre enfant et demandez-lui un certificat de radiation.

Présentez-vous ensuite à la mairie de votre nouvelle commune de résidence avec les mêmes pièces que pour une inscription classique et avec ce certificat de radiation.

Un certificat d’inscription vous sera alors délivré et vous devrez prendre rendez-vous avec le directeur de la nouvelle école.

Les pièces à fournir sont identiques à la procédure normale (avec le certificat de radiation).

Le personnel d’encadrement

Le directeur

C’est un professeur (ou un instituteur) qui, en plus de la gestion de sa classe, a accepté, moyennant une prime, de s’occuper de la vie et de la direction de l’école. Il bénéficie pour cela d’un temps de décharge variable selon la taille de l’établissement.

Les enseignants

Ils ont exactement la même formation que leurs collègues de l’élémentaire. À la fin de sa formation, un professeur peut en effet très bien être muté dans une classe de petite section ou de CM2.

Les enseignants dépendent du ministère de l’Éducation nationale et sont employés par celui-ci.

Aujourd’hui, le recrutement des professeurs des écoles se fait sur concours à partir d’un niveau au moins égal à bac + 3.

S’ensuit alors une année de formation en IUFM (Institut universitaire de formation des maîtres) pendant laquelle l’enseignant a le statut de stagiaire.

Les ATSEM

Les ATSEM (agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles) sont chargés d’accompagner les professeurs dans leur activité pédagogique et d’aider les enfants dans leurs gestes quotidiens (hygiène, vêtements, repas, sieste…).

Leur rôle s’exprime davantage en termes d’aide et d’encadrement. Ce ne sont pas eux qui sont chargés de mettre en place les différents ateliers et modules d’apprentissage. Ce personnel est directement recruté par les communes. La législation impose théoriquement la présence d’au moins un ATSEM par classe.

Communes/État : qui s’occupe de quoi ?

Les missions des communes

Les écoles maternelles n’ont pas de budget de fonctionnement propre et les bâtiments qui les abritent sont en fait des bâtiments communaux.

Leur entretien ou les différents travaux incombent donc à la commune.

En dehors des heures scolaires, une municipalité peut d’ailleurs les utiliser pour d’autres activités, comme lors des jours d’élection.

Le personnel de ménage et les ATSEM dépendent directement de la mairie.

Les missions de l’État

Le rôle de l’État se limite strictement à la question pédagogique. Seuls le recrutement, l’affectation et la rémunération du personnel enseignant (les professeurs et a fortiori le directeur), des aides-éducateurs ou des assistants d’éducation sont du ressort de l’Éducation nationale.

La commune n’a par conséquent pas son mot à dire là-dessus. Il en est évidemment de même pour la définition des programmes.

La maternelle : une école

Les cycles et les compétences à acquérir

Depuis la loi d’orientation de 1989, l’enseignement primaire est divisé en trois cycles. L’école maternelle est à cheval entre le cycle 1 (cycle des apprentissages premiers qui va de la PS à la GS) et le cycle 2 (cycle des apprentissages fondamentaux qui démarre à partir de la GS).

Désormais, les objectifs d’apprentissage se construisent non plus sur une année, mais sur trois ans.

Le cycle 1

Le langage, dans tous les sens du terme, est le berceau du cycle 1. L’enfant est amené sans cesse à parler, à décrire ce qu’il fait/ce qu’il voit, à manier le langage de situation, mais aussi d’évocation. L’élève apprend à évoluer au sein d’un groupe. Le but de l’enseignant est donc de l’apprendre à échanger, à communiquer, à écouter les autres. Il l’amène aussi à découvrir son corps, le monde qui l’entoure, le temps ou l’espace.

Le cycle 2

La grande section est une année charnière entre le cycle 1 et le cycle 2. L’élève est amené par l’enseignant à s’initier aux bases du travail qui seront celles du cours préparatoire. Au-delà du langage, l’enfant apprend à découvrir la langue française, la lecture, les codes de l’écriture. Il s’initie progressivement à l’arithmétique, au calcul, aux mathématiques et aux diverses matières humaines et scientifiques. Étant donné que l’entrée en grande section amorce le processus d’apprentissage à venir, certains appellent à avancer l’âge de la scolarité obligatoire dès cinq ans.

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