Comment arrêter de fumer

Arrêter de fumer est un vrai parcours du combattant. Si les raisons pour lesquelles vous envisagez de stopper la cigarette sont évidentes, primordiales, voire vitales, les difficultés que vous risquez de rencontrer sont tout aussi réelles. Voici quelques méthodes aussi différentes, mais aussi efficaces pour combattre cette dépendance qui touche 15 millions de personnes en France.

illustration-arreter-fumer

Le tabagisme

Aujourd’hui, 59 % des fumeurs éprouvent le désir d’arrêter de fumer. Le premier pas, l’envie, est essentiel pour commencer le sevrage. Mais ce sont les différents types de dépendances qui feront que la difficulté sera plus ou moins grande : la dépendance physique due à la nicotine, la dépendance comportementale souvent liée à la gestuelle. Mais aussi la dépendance psychologique qui nous aiderait à accomplir certaines choses. Tout d’abord, il faut savoir quel type de fumeur vous êtes et mesurer le degré de dépendance. Pour ce faire, des questionnaires sont disponibles auprès de tabacologues, médecins traitants, pharmaciens ou sur des sites Internet spécialisés. Ces tests permettront de comprendre quel genre de consommateur vous êtes et ainsi vous orienter vers une méthode plutôt qu’une autre. Pour augmenter vos chances de réussite, dressez une liste complète de vos motivations d’arrêter le tabac. Vous souhaitez améliorer votre état de santé, désirez une qualité de vie meilleure, souhaitez avoir un enfant ou avez des enfants en bas-âge, ne voulez plus nuire à votre entourage, vous lancez un défi, ne souhaitez plus jeter votre argent par les fenêtres…

Dernier point : chaque individu est unique. Aussi une méthode qui fonctionnera sur un fumeur d’un certain type pourra échouer sur un autre du même type.
Aussi, mettez toutes les chances de votre côté avant d’entamer cette lutte antitabac : apprenez à vous détendre (le stress ne facilite pas le sevrage), faites un point sur votre alimentation (la prise de poids durant l’arrêt du tabac n’est pas une fatalité), maintenez ou organisez-vous quelques activités physiques douces.

Cette fois vous êtes prêt à stopper complètement et vous verrez qu’au bout de :

  • 20 minutes, votre rythme cardiaque redeviendra normal.
  • 8 heures, la quantité de monoxyde de carbone diminuera de moitié.
  • 24 heures, le corps ne contiendra plus de nicotine.
  • 48 heures, le goût et l’odorat s’amélioreront.
  • 72 heures, respirer deviendra plus facile.

Les substituts nicotiniques pour arrêter de fumer

Ces substituts délivrent la dose de nicotine dont a besoin l’organisme. Cela permet de soulager la dépendance physique. Ces substituts peuvent se présenter sous différentes formes.

Les patchs ou timbres
ils délivrent une quantité définie de nicotine selon le dosage choisi. Ils sont collés à même la peau chaque jour et laissés 16 ou 24 heures, selon le cas. En général, le traitement dure trois mois durant lesquels vous diminuez les dosages des timbres qui vont de 21 mg à 5 mg de nicotine contenue dans chaque patch. Les patchs sont en vente libre en pharmacie, mais il est préférable de demander conseil au pharmacien sur le type à utiliser. Pensez également à changer son emplacement régulièrement afin d’éviter d’éventuelles éruptions cutanées.

Les gommes à la nicotine
le principe est identique à celui du patch. Il existe deux dosages, un à 2 mg et l’autre à 4 mg de nicotine. Le traitement dure généralement trois mois, mais ne doit pas dépasser six mois. L’utilisation des gommes est plus contraignante que les patchs, mais peut venir en complément de ceux-ci. Pour en tirer un meilleur bénéfice, vous devez mâcher la gomme quelques minutes, puis attendre que celle-ci ramollisse et que son goût disparaisse pour mastiquer de nouveau. Une mastication trop rapide ou une absorption de la gomme serait inefficace.

Les comprimés
Même principe que les gommes, mais plus discrets d’utilisation. Les comprimés sont à laisser fondre sous la langue ou à sucer.

Inhalateur
C’est un embout avec une cartouche au bout qui délivre de la nicotine à chaque inhalation buccale. Chaque bouffée délivre environ 5 mg de nicotine. Le principe de ce substitut est toujours le même, soulager le manque de nicotine, mais il imite la gestuelle de la cigarette.

Les médicaments

Le Zyban
La molécule de ce médicament, le bupropion, est utilisée comme antidépresseur. Les médecins ont pu constater que des fumeurs sous Zyban arrêtaient plus facilement. À bonne dose, ce médicament agirait tout aussi bien que les substituts nicotiniques évoqués ci-dessus. En revanche, il est obligatoirement prescrit par un médecin, mais non remboursé.

Le Champix
La molécule de ce médicament, la varenicline, agit également directement sur le cerveau. Le plaisir que procure la cigarette se voit alors fortement diminué. Le sevrage devient donc plus facile. Comme le Zyban, ce médicament n’est délivré que sur prescription médicale et son coût est aussi élevé.

Les psychothérapies comportementales

La psychothérapie comportementale et cognitive est une méthode de courte durée qui se base sur les symptômes du problème et non sur les causes. Elle va permettre au fumeur de se libérer de certains comportements associés directement au tabagisme. Ces thérapies se développent de plus en plus en séance de groupe au sein des entreprises et des centres antitabac. La méthode collective a, dit-on, ses vertus.

L’acupuncture
D’origine chinoise, cette méthode consiste à stimuler certains points précis de notre corps à l’aide d’aiguilles plus ou moins fines et longues. La séance d’acupuncture dure entre 30 minutes et 1 heure, la mise en place des aiguilles stériles est indolore et agit sur l’envie de fumer. L’acupuncteur pratique également l’auriculothérapie qui consiste à laisser en place une fine aiguille dans le pavillon de l’oreille pendant 2 à 3 semaines. Une séance suffit généralement pour arrêter de fumer, parfois rendez-vous supplémentaire conforte le résultat. Si vous n’obtenez pas de résultat au bout de deux à trois séances, passez à une autre méthode.

L’homéopathie
Elle permet au fumeur de lutter contre les effets liés à l’arrêt du tabac. Il existe différentes sortes de plantes en fonction du symptôme. Elle est souvent associée à une autre comme l’acupuncture.

L’hypnose
Il est indispensable d’avoir une réelle motivation pour recourir à ce procédé. L’hypnose permet au fumeur d’oublier presque qu’il a déjà fumé dans sa vie. À condition que le patient soit vraiment conscient de sa dépendance face au tabac, et qu’il soit vraiment prêt à arrêter de fumer coûte que coûte, l’hypnose est une méthode qui peut fonctionner instantanément en une seule séance.

  • Twitter
  • Facebook
  • Google+
  • LinkedIn
Publicités