En moyenne, un véhicule contrôlé sur cinq est soumis à une contre-visite. Alors, comment éviter de passer une seconde fois au contrôle technique ? Inspectez votre voiture point par point en suivant notre liste et vous aurez déjà une petite idée de l’état réel de votre véhicule et des réparations à faire en amont. Vous serez alors fin prêt pour affronter le contrôle technique.

L’immatriculation du véhicule
Les plaques d’immatriculation doivent avant tout être en bon état et lisibles. Elles doivent également répondre à un certain formalisme. Deux types de plaques existent.
Immatriculation de type SIV, en circulation depuis 2009 :
- 2 lettres – 3 chiffres – 2 lettres.
- La plaque doit avoir un fond blanc.
- Le logo de l’Europe est placé à gauche et le logo de la région à droite.
Immatriculation de type FNI :
- 4 chiffres – 2 lettres – 2 chiffres.
- Le fond peut être jaune ou blanc à l’arrière, mais obligatoirement blanc à l’avant.
- Les lettres et les chiffres doivent être de couleur noire.
Le pare-brise et les rétroviseurs
Votre pare-brise ne doit comporter :
- Aucun impact dans le champ de vision du chauffeur, soit sur la surface du pare-brise qui se trouve devant le visage du conducteur lorsqu’il est assis en position de conduite. Dans l’autre partie, l’impact ne doit pas dépasser la taille d’une pièce de 2 euros.
- Aucune fissure de plus de 30 mm.
Vérifiez les rétroviseurs intérieur et extérieurs :
- Leurs fixations doivent être en bon état et permettre un bon ajustement.
- Ils ne doivent comporter aucune fêlure.
- Vérifiez également l’état des essuie-glaces. Ils ne doivent pas laisser de traces sur le pare-brise lorsqu’ils fonctionnent, signe d’usure.
- Enfin, contrôlez le bon fonctionnement des gicleurs de lave-glace et le niveau du liquide. Au besoin, faites le complément.
L’habitacle
Vérifiez les ceintures de sécurité, notamment :
- Le bon état des fixations.
- La fermeture de chaque ceinture.
- Le réglage de la hauteur de chaque ceinture.
- Contrôlez également la bonne fixation de vos sièges.
Note : si votre voiture est équipée d’un siège enfant, vous devrez l’enlever avant la visite.
La carrosserie (portes et capot)
- Vérifiez que les portes se ferment et s’ouvrent correctement de l’extérieur et de l’intérieur.
- Contrôlez l’ouverture et la fermeture du capot du véhicule.
- Si vous avez de la tôle froissée ou des pare-chocs abîmés, fixez-les correctement (fil de fer, rivets, etc.) et assurez-vous que les éléments abîmés ne soient pas saillants.
- Vérifiez d’une manière générale le véhicule : la carrosserie ne doit pas comporter de partie coupante (qui serait due à des modifications lors d’opération de tuning ou à un accident).
Éclairages et klaxon
- Un feu défectueux faisant objet d’une contre-visite, contrôlez le bon fonctionnement de tous les feux : veilleuse, feux de croisement, feux de route, clignotants, feux stop, warning, éclairage de la plaque arrière.
- Les caches et cabochons (blocs optiques) protégeant les ampoules doivent également être correctement fixés et non fissurés ou cassés. Si vous devez changer une ampoule, vous ne devez pas toucher la neuve avec les doigts, utilisez un chiffon. Vous devez toujours disposer d’un coffret d’ampoules de rechange dans votre voiture.
Vérifiez également :
- Le réglage des feux de croisement ni trop haut, ni trop bas.
Pour ce faire :
- Placez votre véhicule sur une surface plane, à 10 mètres d’un mur.
- Reportez la hauteur des ampoules sur ce mur.
- Le phare gauche (codes allumés) doit éclairer dans l’axe et entre 10 et 15 cm en dessous du repère. Le phare droit éclairer légèrement en décalé.
Vérifiez également :
- Pensez à vérifier l’éclairage de la plaque d’immatriculation : si elle ne fonctionne pas, vous êtes amendable.
- L’allumage des voyants correspondants sur le tableau de bord.
- Le bon fonctionnement du klaxon.
Les pneus
- Les pneus ne doivent pas être déformés ou usés de façon irrégulière : vérifiez qu’il n’y a pas de déchirures ou de hernies (boursouflures causées par la pression interne de l’air).
- Les pneus d’un même essieu doivent être de marque et de structure identiques et conformes à l’homologation du véhicule.
- Regardez le témoin de chaque pneu (marqué TWI) : si le témoin se trouve sur la bande de roulement, changez les pneus.
- Sinon, utilisez une pièce d’un euro : placez-la dans une rainure. Si la bande jaune disparaît complètement, c’est parfait.
- Sinon il ne doit pas y avoir plus de 5 mm d’écart entre deux pneus d’un même essieu au niveau de l’usure.
- Mesurez la pression des pneus, sans oublier la roue de secours qui doit être en bon état.
Le pot d’échappement
- Vérifiez que le pot d’échappement est en bon état : une mauvaise fixation fait l’objet d’une contre-visite.
- Il ne doit pas non plus être percé : le pot émet alors un bruit anormal. Pour vérifier, bouchez-le quelques instants moteur tournant avec un carton, si vous entendez du bruit sous le véhicule, c’est qu’il y a une fuite.
Les freins
- Plaquettes et disques peuvent être usés, tant que le véhicule freine bien ce n’est pas un motif de contre-visite. Vérifiez ces 2 points :
- Le niveau du liquide de frein. Au besoin, faites le complément.
- Le voyant du liquide de frein sur le tableau de bord, qui ne doit pas être allumé.
Le moteur
Contrôlez les niveaux suivants :
- Huile moteur.
- Liquide de refroidissement.
- Le cas échéant : liquide de direction assistée, LHM et liquide de boîte automatique.
Vous pouvez également mettre un nettoyant moteur et/ou injection (pour essence ou diesel).
Si votre voiture fait essentiellement de la ville, prenez l’autoroute pendant quelques dizaines de kilomètres avec votre véhicule en roulant sur l’avant-dernier rapport, pour que votre moteur monte en tours par minute et se décalamine. La calamine désigne les résidus charbonneux dus à la combustion des gaz dans les moteurs à explosion.
Quelques conseils
Il est vrai que certaines réparations vont devenir obligatoires alors qu’elles n’étaient qu’annotées jusqu’à présent, sans exigence de contre-visite ; la corrosion au niveau des châssis, par exemple, sera rédhibitoire. Mais, il faut savoir que cela ne touchera que les très très vieilles voitures. En ce qui concerne le freinage, cela va devenir un peu plus complexe à gérer. Deux jours seront accordés pour réparer ses freins, pas plus.
À certaines périodes de l’année, les ateliers saturent et il va devenir plus compliqué de répondre à la demande du client. Le risque est que cela favorise les centres auto, où l’on peut aller sans prendre de rendez-vous, et qui ne penseront qu’à faire de la vente ; le client ne pensera même plus à comparer les prix et c’est dans la précipitation qu’il acceptera les réparations de son véhicule afin de passer le contrôle technique obligatoire.
Nous vous conseillons de ne pas vous y prendre au dernier moment et de fixer un rendez-vous, préalablement, avec votre garagiste. Celui-ci pourra ainsi vérifier la voiture, donner son avis et proposer des devis si des réparations sont nécessaires, avant de présenter la voiture au contrôle technique. De toute façon, si un bon entretien a été fait régulièrement, il n’y a pas de raisons pour que le véhicule ne passe pas à l’examen.
