Comment fonctionne le covoiturage ?

Aujourd’hui, beaucoup de solutions sont mises en avant pour éviter les embouteillages dans les grandes villes. Ainsi, les vélos fournis par les agglomérations et les transports en commun sont à la mode auprès du public des actifs. Mais une autre solution est envisageable et encore peu utilisée : le covoiturage.

livraison-voiture

Principe du covoiturage

Le covoiturage est un phénomène qui se répand dans les grandes villes. Son principe est simple et pratique : offrir la possibilité à des particuliers d’effectuer un trajet, généralement en direction d’un lieu de travail et cela au sein d’un seul et même véhicule. Bien souvent, ces voyages sont réguliers et concernent des trajets de proximité, mais rien n’interdit de faire du covoiturage ponctuellement et sur grande distance.

La plupart du temps, les trajets s’effectuent avec des personnes que l’on connaît comme des voisins, des collègues ou des camarades de classe, mais on peut aussi décider de faire du covoiturage avec des personnes extérieures à nos fréquentations. Tout le monde y gagne : les passagers, qui ne disposent pas forcément de leur propre voiture et qui bénéficient avec cette méthode d’un gain de temps considérable par rapport aux transports en commun, et les conducteurs, qui vont pouvoir réduire leurs dépenses en matière de carburant ou tout simplement passer un moment convivial en cas de long trajet.

Un système qui, s’il se généralisait, pourrait réduire les importants flux de circulation aux abords et à l’intérieur des grandes agglomérations, mais aussi diminuer les risques de pollution pour l’environnement. On comprend donc pourquoi les autorités encouragent vivement cette pratique.

Les inconvénients du covoiturage

  • Pour le conducteur, le temps d’attente d’un passager peut parfois être long, ce qui signifie une perte de temps probable pour arriver au travail. Il faut aussi comptabiliser d’éventuels détours
    pour déposer ou prendre ses passagers. Également, il faut prendre en compte les emplois du temps de chacun et enfin, comme une absence du conducteur due à un empêchement est toujours possible, il faut aussi avertir les passagers et s’assurer que cela ne va pas être contraignant pour eux.
  • Pour le passager, l’inconvénient majeur réside dans le fait qu’il n’est pas à l’abri de voyager seul à la suite d’un empêchement du conducteur, ou même de rester sur le lieu où il était censé être récupéré. Dans tous les cas, il lui faut prévoir une solution de remplacement si le covoiturage fait défaut. Plus facile à dire qu’à faire…

Types de voyage et points de départ

Les types de déplacement et les situations de covoiturage peuvent être très variés et dépendent de l’imagination de chacun. Ainsi, emmener à l’école les enfants de ses amis ou voisins peut s’apparenter à du covoiturage. Pratique si ceux-ci n’ont pas le temps de les déposer le matin. Dès lors, un système d’alternance peut même être trouvé, avec les uns qui les déposent en matinée et les autres qui les récupèrent en soirée. L’école peut aussi servir de point de rendez-vous pour les parents qui font du covoiturage, son accès étant beaucoup moins dangereux qu’une entrée d’autoroute par exemple.

Le prix du covoiturage

Bien entendu, le covoiturage a un coût pour les passagers de la voiture, ce qui permet au conducteur d’alléger ses différents frais. Contrairement aux professionnels du transport, c’est le conducteur qui fixe le montant de la course. Un montant généralement raisonnable, qui correspond à la somme nécessaire au trajet de tous les occupants, péage inclus s’il y a nécessité de prendre l’autoroute. Peuvent être aussi inclus d’éventuels coûts d’entretien et d’assurance du véhicule. Bien sûr, la somme globale peut être discutée entre toutes les parties, mais la voix la plus importante reste celle du conducteur. En cas de désaccord, il faudra trouver un autre chauffeur.

En revanche, pour le conducteur, attention quand même à ne pas être tenté par des abus comme l’envie de faire des bénéfices qui pourrait alors lui valoir quelques ennuis avec la justice. De même, des pratiques telles que l’établissement d’un forfait unique, quel que soit le nombre de passagers, sont vivement déconseillées.

Étant donc propriétaire de son véhicule, c’est aussi le conducteur qui, à l’avance, détermine le(s) lieu(x) de rendez-vous de tous les passagers, ainsi que les horaires d’arrivée à destination et de retour en fin de journée. Là encore, le plus souvent, il peut prendre ses décisions après concertation avec les futurs occupants de la voiture, mais c’est de toute façon lui qui aura le dernier mot. La question des bagages doit aussi être abordée pour éviter la surcharge du véhicule. Le mieux est de limiter la taille de ceux-ci afin que tout le monde puisse emmener les siens.

Après accord de toutes les parties, le conducteur perçoit les sommes dues par chaque passager et il dépose chacun là où cela a été décidé. En cas de long trajet, les participants peuvent aussi se relayer au volant si le conducteur souhaite se reposer. Mais à l’image de toutes les conditions citées précédemment, il vaut mieux que cette éventualité ait été évoquée au préalable, histoire de ne pas surprendre les passagers en cours de route.

Et, pour que tout le monde soit à l’aise, les bonnes manières doivent être de rigueur. Alors, pour fumer ou ouvrir la fenêtre par exemple, il convient d’abord de demander si cela ne dérange personne.

Quant au conducteur, il ne faut pas qu’il oublie qu’il n’est pas tout seul. En effet, habitué à être dans son espace, il est souvent libre de faire ce qu’il veut comme écouter de la musique,  chanter ou téléphoner… Là, il aura des personnes avec qui partager, échanger, en somme dialoguer. Alors, autant en profiter et s’ouvrir aux autres.

Covoiturage et responsabilité

Covoiturage et assurance

Il est recommandé aux automobilistes désireux d’utiliser leur véhicule pour faire du covoiturage de le déclarer préalablement à leur assureur. Certaines compagnies peuvent dénoncer le contrat en cas d’accident s’ils n’ont pas été prévenus auparavant.

Le covoiturage pratiqué entre particuliers doit impérativement demeurer une activité non commerciale. Le conducteur doit ainsi demander à ses passagers une simple participation aux frais calculée au plus juste, et ne pas tirer un bénéfice des transactions réalisées avec eux, comme cela a été dit plus haut. Sinon, l’assureur considérera que l’automobiliste s’est lui-même mis dans une situation de transport payant le plaçant en dehors du champ d’application du contrat d’assurance habituel pour un conducteur de voiture particulière et refusera alors de le couvrir en cas de problème.

Covoiturage et accident

En cas de dommages matériels subis par le véhicule, ceux-ci sont remboursés en fonction des responsabilités de chacun et des clauses prévues au contrat. Si le conducteur est responsable à 100 %, et en l’absence de garanties dommages au véhicule, l’assureur ne prendra pas en charge les dégâts matériels de la voiture.

En cas de dommages corporels subis par les passagers (qu’ils partagent ou non les frais de transport), c’est l’assureur du véhicule qui assure la prise en charge intégrale de leur indemnisation, sauf si une faute inexcusable d’un ou des passagers est la cause exclusive de l’accident.

Si le conducteur responsable de l’accident est lui-même blessé et qu’il veut être indemnisé, le contrat doit comporter une garantie facultative couvrant les dommages corporels subis par tout conducteur autorisé.